A priori, je suis contre la peine de mort.
Je me dis que tuer n'est pas "la" solution. Que la loi du talion n'est pas concevable : la barbarie pour répondre à la barbarie. Je me dis aussi que si le coupable exécuté était, en fait,
innocent.... on aurait bonne mine (si j'ose m'exprimer ainsi) après....
Ajouté à cela, une fibre humaniste qui me fait croire en l'homme de façon très générale et très confiante. Sans doute trop...
Bref, a priori, je suis contre la peine de mort.
Mais, a posteriori, j'ai des incertitudes.
Pour le moins.
Ces derniers jours mes convictions auront été passablement ébranlées.
Le "multirécidiviste, fiché au grand banditisme" présumé assassin de Sussanna Zetterberg.
Le père incestueux qui séquestre pendant 24 ans sa propre fille....
Et tant d'autres in-humains dont on nous parle quelques semaines.... et puis s'envolent !
On les enferme pour X années. Ils ressortent après X années moins 30%. Et beaucoup recommencent.
"On" nous dit : "les récidives de ce genre, c'est 30 ou 35 personnes en France."
Comment va-t-on expliquer aux 30 ou 35 familles de Josepha, Amélie, Estelle, Noélie, Marie-Jeanne, Emelyne, Charlotte, ou
Blandine, qu'on est bien triste pour ce qui est arrivé à leur fille mais que la procédure de "remise de peine" a été, pour autant, strictement respectée ?
Que va-t-on faire de tous ces in-humains ?
Quand est-ce qu'on change ?
@+
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